qui se suivent, ne se ressemblent pas.
Il y a eu toi un de ces jours, les mois, les années.
Les miennes se sont jetées dans tes bras, s'enchaînent, se déchaînent,
Elles se lient à ton corps, comme je me lie à ta bouche.
Le temps pas encore ne s'est joué de nous.
Tes rides aux coins des yeux et la parenthèse ouverte sur mes lèvres
sont des souvenirs de sourires, de rires, de cris...
On a crié sans raisons, parfois avec passion.
On a ri de tout, de l'un, de l'autre, de l'avant, de l'après, de l'instant, surtout.
On a souri. Et l'on souri encore.
Je joue du verbe au passé, au présent, à l'avenir,
Et à la santé d'un amour de gamins,
A la santé de ces dimanches où je le quitte en silence d'un geste tendre,
d'un morceau de papier qui porte mon odeur et mes mots,
ou d'un regard troublé devant pareil enfant endormi...
Il y a des jours comme ça où l'Espagne semble être à l'autre bout du monde...
Je t'attends. Le besoin de toi a surpassé l'envie, et je t'assure, que ça n'est pas peu dire.
