_Les yeux rieurs, la peau douce. On se retrouve hier comme après un siècle séparés. Le temps. Le temps s'écoule doucement, quand il côtoie l'absence de l'un, et l'impatience de l'autre. Nos étreintes, notre histoire. Un détour à Paris, le temps d'un film, dans une petite salle rouge du Majestic. Ce que j'aime regarder tes yeux au cinéma. Les mots sont évincés par le silence qui est souvent bien plus éloquent. Un million d'étoiles dans ce regard là, tes émotions me font aimer la vie. La porte arrière s'ouvre sur la réalité. Mais je ne suis pas déçue. Ma réalité est digne d'un film d'amour, sans le script, mais avec toute notre sincérité. Lorsqu'on s'engouffre dans le couloir qui nous mène au restaurant, le rêve reprend le dessus, et je crois bien que je rougis. De me sentir tant aimée, pour tout ce que tu me donnes. Je garde pour nous cet endroit tamisé et bercé par le jazz. Parce qu'on a tous des rêves qu'il vaut mieux préserver. Un peu ivres, on foule les pavés en riant. On se regarde l'air de rien, on sait déjà tout. Un an que c'est ton sourire et le mien. Ma tête contre ton torse, et ta main sur mes hanches. Tes mots. Tes désirs. Ton avenir. Ils sont devenus les miens. Au jour le jour, on avance en se retournant le moins possible, nos regards dans la même direction. Et je t'aime, je t'aime tellement. Un premier anniversaire, quelques larmes au dessert. Ce doit être ça, le bonheur. Merci pour tout amour.
Moka.